Les moyens de transports en Afrique

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L’expression « rien ne vaut de courir, il faut partir à temps » perd tout son sens lorsqu’il s’agit de se déplacer sur le continent africain. Nous vous expliquons pourquoi : lors d’un déplacement, tu as beau sortir très tôt de chez toi, il y ‘aura toujours des contretemps qui vont faire que tu arrives en retard et que tu rates ton train, ton bus ou que tu arrives plus tard que prévu, donc à la fin tu es toujours obligé de courir !
Parmi ces aléas, il y a : les embouteillages ;  l’état des routes qui ne sont pas de toute jeunesse (mention spéciale à la saison des pluies qui achèvent certaines routes déjà agonisantes !) ; l’état du moyen du transport qui te conduit car il peut arriver qu’au cours du trajet, il ait un problème de moteur qui l’oblige à s’arrêter et demander à se faire pousser par les passants pour redémarrer !
En gros, il ne faut pas être d’un tempérament nerveux lorsqu’on se déplace dans nos pays, car cela ne changera rien et souvent les chauffeurs sont  dix milles fois plus nerveux que toi ! Il y a un temps d’adaptation à tout cela, ne paniquez pas, puis en tant que citoyens du monde, nous sommes appelés à se déplacer continuellement. Mtick va donc vous présenter une revue des différents moyens de transports africains qui peuvent être dépaysants, comiques ou parfois risqués et vous donner quelques conseils pour en avoir une bonne expérience sur nos routes atypiques.

Pour vous dérouler cette liste, nous partirons du plus original au plus commun :

La charrette : c’est comme un carrosse mais avec moins de ferrailles et fait de façon très artisanale. C’est quand même très pratique et étonnement le transport le plus rapide pour les trajets courts et sablonneux. On les retrouve surtout dans les banlieues proches ou dans les villages qui ont encore des routes non goudronnées, tirées par des chevaux ou des ânes.

charette

La pirogue : à la base c’est le moyen de travail des pêcheurs. Elle est réalisée à partir d’un seul tronc d’arbre creusé, dirigée par une voile ou une pagaie. Elles servent aussi de moyen de transports et sont prisées pour se rendre dans certaines îles qui bordent les villes. C’est à tester car on se sent vraiment proches de la nature entre mer et ciel puis les paysages qu’on découvre valent la promenade, un pur moment de convivialité entre amis.

– La Chaloupe et le ferry : ils ont  la même utilité que les pirogues mais peuvent prendre un nombre élevé de personnes pour des trajets plus longs. Le ferry le plus connu est celui qui relie Dakar à Banjul car c’est le seul moyen pour accéder à la capitale gambienne en traversant l’embouchure de la rivière Gambie jusqu’à la ville de Barra en  90 minutes approximativement pour effectuer ce parcours. Pendant le trajet vous pouvez voir des types de véhicules, des animaux, et des commerçants qui viennent de la grande ville pour vendre leurs produits. C’est une expérience inoubliable de transport et permet d’observer les différents canots transportant tout type de matériaux.

Le taxi brousse : également connu sous le nom de « Dala-dala » (Tanzanie), ou « Kombi » (Afrique australe) entre autres qui fait référence au concept de taxi collectif interurbain. Selon les véhicules, ils peuvent prendre six à quinze passagers avec de gros bagages attelés sur le toit. Le véhicule a l’air de se pencher sur le cote mais ce n’est rien, il ne faut pas avoir peur c’est de l’équilibre. Le chaos apparent est généralement un minimum organisé : Les taxis sont officiellement contrôlés par le gouvernement et les chauffeurs ont un certain nombre de règles entre eux, par exemple pour la répartition des clients.

@Photo/Olympus Digital Camera

Le minibus commun : Ce sont des camionnettes ou des mini-vans qui servent au transport collectif urbain. Au Sénégal, on les appelle les « Ndiaga Ndiaye » ou « Car rapide » et sont très empruntés par la population locale pour toutes les activités quotidiennes. La ville de Cape Town en Afrique du Sud est très utilisatrice de ce moyen de transport aussi. Ces minibus-taxis sont à la fois du système de bus et du système de taxi. Ce sont des bus car il y a des lignes prédéfinies et mais aussi taxi car il n’y a aucun arrêt précis. Ils suivent des grands axes et les gens leurs font signe quand ils veulent monter. On indique le quartier de destination, on paye le prix correspondant, puis à l’approche du quartier on demande au chauffeur ou à son apprenti de s’arrêter à un endroit précis. Ces minibus sont le business de particuliers qui font ça pour gagner leur vie ou avoir un complément de revenus.

car raps

L’avion biplace : C’est le petit moyen de transport luxueux vraiment génial pour survoler l’Afrique et profiter d’une vue impressionnante sur la nature vierge du continent. Les places sont souvent hors de prix malheureusement, mais il y’a un moyen d’avoir des bons plans pour ces vols : il faut contacter les petites compagnies aériennes qui assurent ces vols car ils font des trajets à vides pour aller prendre leur client, donc le billet d’avion revient moins cher. Par contre avec ce système, il n’y a pas une grande flexibilité sur le choix des dates, il vous faudra être assez flexible et organisés.

Les deux roues : La moto, mode de transport bon marché, peut s’acheter ou se louer. Les motos sont très efficaces contre les embouteillages récurrents mais dangereux donc mieux vaut acheter un bolide neuf pour éviter de voir votre moto tomber en rade dès la première semaine. L’ennemi des deux roues en Afrique est le  sable : c’est la plaie des motos, c’est comme conduire sur la neige, ça dérape beaucoup. C’est un style de conduite dur à maîtriser avec toute la poussière qui peut se dégager sur la route. La capitale africaine de ces engins est Ouagadougou, où le moyen de transport national est la moto : peu importe l’âge, le sexe, la classe sociale, tout le monde roule en deux roues. Vous pouvez voir une dame habillée en tenue de fête dans un beau boubou, se rendre à une cérémonie en deux roues.

zemigroup

Le taxi : prisé pour les sorties du soir  lorsque les autres transports ne sont plus en service ou ne sont plus très sûrs (pour éviter les agressions etc). La plupart du temps, il n’y a pas de compteur. Et quand il y en a, souvent on ne s’en sert pas. On annonce au chauffeur la destination, puis on lui demande le prix ou on en propose un. Si c’est trop cher, il faut marchander ! Le conseil Mtick: essayer de connaitre  quelques mots de la langue locale pour avoir un tarif proche de celui payé par les locaux. Puis,  si le trajet se passe bien et que vous avez bien discuté avec le chauffeur, prenez son numéro du chauffeur : il est recommandé d’avoir deux ou trois taxis à contacter en cas de besoin.

TaxiJet

Le train : en fonction des pays les réseaux ferroviaires sont plus ou moins développés. Certains ont des lignes assez dynamiques comme le Maroc, pour d’autres, ça reste un moyen de transport peu fréquent et lent comme la fameuse ligne Dakar-Bamako. Si vous le prenez, essayez de  réserver une place en première classe, la différence de prix n’est pas élevée mais coté confort il n’y a pas photo !

La voiture : Pour des longs séjours et si vous avez un permis international, il est envisageable d’acheter ou de louer une voiture. Il faudra faire preuve d’un grand talent de négociateur afin de revendre avant le départ. Il est possible de louer une voiture à un particulier aussi pour quelques semaines ou mois, à condition de connaitre la dite  personne.

A pied : Classique pour rencontrer la population locale et discuter avec eux, ils sont assez ouverts et ont un réel plaisir à échanger avec les visiteurs. Après il faut juste bien se renseigner avant sur  les quartiers par lesquels vous pouvez passer et ceux qu’il vaut mieux contourner…

Cela change des métros et RER  qui tuent vos dos et genoux n’est-ce pas ? Si vous avez l’occasion de vous rendre dans un pays de l’Afrique de l’ouest, essayez de les tester tous pour nous raconter votre expérience et ressenti sur ces moyens de transports !

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