La culture, un levier touristique en Côte d’ivoire

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La culture occupe une place importante dans le développement du tourisme ivoirien. Chaque année, elle rassemble des milliers de personnes à travers des célébrations traditionnelles. “Les fêtes populaires traditionnelles sont très appréciees des touristes et pour les acteurs du secteur comme nous, elles réprésentent une bonne opportunité pour promouvoir la destination Côte d’ivoire”, explique Cynthia Adédiran de la plateforme Jumia Travel.

Qui n’a pas encore une fois entendu parler de la culture ivoirienne, de ses chefferies, ses pagnes (le kita, le pagne baoulé, sénoufo ou encore le wax ), mais surtout de ses danses traditionnelles qui ont fini pour certaines d’en devenir des danses modernes. Entre légs des coutumes ancestrales et réjouissance populaire, de nombreuses fêtes traditionnelles sont devenues des rendez-vous immanquables pour les populations et pour les visiteurs.

Dans la région de Grand-Bassam, l’ Abissa fait partie de ces grands moments de liesse populaire en Côte d’ivoire. Sa célébration, qui a lieu chaque année au début du mois de Novembre, marque le nouvel an en pays N’zima. Elle regroupe pendant une semaine  tous les fils et filles du peuple N’zima et constitue l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour un meilleur équilibre social. Au fil des années, l’Abissa s’est transformée en une fête populaire qui attirent des milliers de visiteurs en provenance d’ horizons divers et venus s’imprégner du riche patrimoine N’zima.

Pour les Abourés (peuple du Sud-est du pays), les retrouvailles ont lieu vers la fin du mois de décembre et donnent lieu à un gigantesque carnaval appélé le Pôpô, une fête annuelle où les filles et fils de Bonoua se retrouvent autour de leur culture. Foire gastronomique et artisanale, danses folkloriques et autres activités culturelles sont organisés durant plusieurs jours.

Toujours dans le sud-est, le peuple Akan donne eux aussi de la matière à la tradition ivoirienne à travers la fête des ignames qui a lieu vers le mois de février. Les Akans, originaires du Ghana, sont considérés comme les “princes de l’igname” et l’auraient introduit en Côte d’ivoire durant leur migration. Durant cette fête, le Roi et les autres membres de chefferies sont parés d’or, et entament une procession au cours de laquelle les symboles du pouvoir royal s’exécutent à la danse du « Kinian-pli ».

Autre rendez-vous, la fête des générations ou Fatchué, célébrée chaque année chez les peuples Atachan (aussi appélé peuple Ebriés). Cette cérémonie initiatique qui rassemble les différentes phratries appélés “gôtô”, est un passage de flambeau générationnel. Elle permet également aux plus jeunes, ayant atteint un certain âge, de devenir des “adultes”, c’est à dire avoir le “droit à la parole” au sein des assemblés Ebriés.

Il y’a, à travers la Côte d’ivoire, chaque année, des centaines de grands rendez-vous traditionnels de ce genre, tous aussi originaux les uns que les autres, dans la manière dont ils sont célébrés mais aussi par le poids culturel et traditionnel qu’ils réprésentent. Pour les ivoiriens, il s’agit là d’un héritage à préserver à tout prix  et à léguer aux générations futures.

Anicet M. Dally

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