Déclaration des naissances en Côte d’Ivoire

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Education : L’État  et le privé unis pour la déclaration des naissances

La situation des enfants en Côte d’Ivoire est alarmante. Selon un récent rapport du Bureau des Nations Unis pour l’enfance (UNICEF), elle n’a connu aucune amélioration significative durant ces dix dernières années.

Selon ce rapport remis par Adèle Khudr, chef d’antenne du bureau local de l’organisation onusienne aux autorités locales le 5 décembre 2014, il ressort que deux enfants sur trois sont privés d’un à trois droits fondamentaux. Cette situation découle en grande partie des violences et sévices dont sont victimes les femmes.

Celles-ci subissent  des violences psychologiques et physiques qui les contraignent à abandonner leur progéniture sans aucune défense.

Dans la plupart des cas, ces enfants sont abandonnés à la naissance ou à très bas âge sans qu’aucune déclaration de naissance ne soit établie ; les privant ainsi de plusieurs droits élémentaires.

En Côte d’Ivoire, l’on dénombre à ce jour plus de 2,8 millions d’enfants non enregistrés dans les registres de l’état ivoirien selon Adèle Khudr.  Ceci représente un véritable danger pour ces enfants qui sont exposés à une vie sans avenir du fait de leur inaccessibilité à des services de base tels que l’éducation, la santé et la formation. Ces enfants, du fait de leur non insertion dans le tissu socio-économique  constituent une  réelle menace pour  la société.

Naissance

Aussi l’État s’est engagé dans une campagne nationale pour faire de la lutte contre l’alphabétisation et  la scolarisation une cause nationale. Pour accompagner les autorités dans ce combat, plusieurs initiatives privées ont été menées.  C’est le cas avec des fondations telles que « Children of Africa », « Save the children » ou encore « Servir » qui ont fait de la scolarisation des enfants, la protection de la mère et de l’enfant, ou encore la lutte contre la pauvreté leur cheval de bataille.

Des entreprises privées telles que Jumia Travel se sont aussi engagées dans ce combat à travers un partenariat avec l’UNICEF signé au mois de novembre 2014 qui vise à reverser  une partie du montant (5 dollars) pour chaque réservation effectuée sur sa plateforme.

Bien que ces efforts restent encore minimes devant l’ampleur du phénomène, des initiatives de ce genre sont à encourager pour le bien-être de la jeunesse ivoirienne.

 

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